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La renouée du Japon

Auteur : Laurence Cote accueil

Une plante très envahissante : la renouée du Japon

renouéeJloin.jpg (3701 octets) Vous l’avez certainement déjà vue au bord d’un cours d’eau ou dans une zone un peu humide, sans vous douter de la férocité de cette plante. La renouée du japon ou Fallopia japonica (qui a également porté le nom de polygonum cuspidatum) a été introduite comme plante ornementale, fourragère, et fixatrice en Europe au milieu du XIXème siècle avec sa sœur, Fallopia sachalinensis. Elle fit son arrivée en France en 1939 et se caractérise par une croissance très rapide et une très grande capacité à coloniser les milieux, même les plus extrêmes ce qui permet de qualifier cette plante invasive.

 

Sa capacité à se reproduire, à éliminer ses concurrents en font une ennemie de la biodiversité. Elle a développé une véritable stratégie de compétition envers les autres plantes :

 

Habitat

Cette plante a des préférences pour les sols acides, humides, son optimum se situant à un ou deux mètres au dessus du niveau du lit de la rivière. Les périodes d’immersion doivent être courtes car elle ne supporte pas l’asphyxie racinaire.

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Les moyens de lutte

Sitôt installée dans un milieu propice, la renouée se développe rapidement, on aura toutes les peines du monde à l’en déloger, et cela pour plusieurs raisons :

Sa capacité à se reproduire de façon végétative (c’est à dire, sans floraison) : des tiges souterraines se développent en tout sens et portent des bourgeons dont la durée de vie est de 10 ans : une fauche, un brûlis, sont par conséquents inefficaces : les bourgeons souterrains réapparaissent grâce à des organes de réserves. Seul un arrachage parfait, avec enlèvement de toutes les tiges souterraines (ce qui est quasi impossible !) pourrait réussir à l’éliminer.

Sa production importante de graines

 

Malheureusement, ils sont très limités, les fauches ne sont efficaces qu’à long terme, la plante disposant de réserves dans ses rhizomes. Mis à part un arrachage méthodique et très soigné avec brûlage des plantes, les autres moyens de lutte s’avèrent peu efficaces.

 

Par contre, préventivement, on pourrait éviter l’installation de la plante en favorisant des inondations répétées des berges et la diversité de la végétation (qui opposera une plus grande résistance à la renouée). Enfin, l’enrichissement de l’eau en azote (eutrophisation) est un facteur favorisant sa prolifération.

 

Des milieux aquatiques de qualité, avec une végétation rivulaire dense et variée sont les seuls garants d’une protection efficace contre l’arrivée de la renouée.

 

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Bibliographie :

" Biologie et écologie des espèces végétales proliférant en France " Synthèse bibliographique Décembre 1997 Les études des agences de l’eau 199 pages

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